Zone d’Action

Présentation du Cameroun

Le Cameroun est un pays d’Afrique centrale. Il s’étend sur une superficie totale de 475440km2 (dont 90400km2 à vocation agricole), le Cameroun fait frontière avec le Nigeria à l’ouest, la République Centrafricaine à l’est, le Congo, le Gabon, la Guinée Équatoriale au sud et le Tchad au nord.

Ancienne colonie française dans la partie orientale et Britannique dans la partie occidentale, le Cameroun a vu ses deux parties fusionner en 1961 pour former la République fédérale du Cameroun, qui en 1972 fut nommée République unie du Cameroun; depuis 1984 le pays s’appelle la République du Cameroun.

C’est un pays qui compte plusieurs grandes villes parmi lesquelles YAOUNDE, la capitale politique du pays qui compte plus d’un million d’habitants. DOUALA, la capitale économique compte plus de deux millions d’habitants. Ensuite viennent des villes comme BAFOUSSAM, MAROUA, BAMENDA, GAROUA qui sont d’importants centres urbains.
Le Cameroun compte 240 ethnies, réparties en trois grands groupes (Bantous, semi Bantous, Soudanais) et parlent donc 240 langues nationales. Les ethnies les plus représentatives sont :

  • Bantous : Béti, Bassa, Bakoko, Bakundu, Maka, Douala, Pygmées
  • Semi-Bantous : Bamiléké, Gbaya, Bamoun, Tikar,…
  • Soudanais : Foulbé, Mafa, Toupouri, Arabes-Choas, Moundang, Massa, Mousgoum

La population était estimée, en 1999, à 14’693’000 habitants, contre 13’233’000 habitants en 1995, dont 7’295’000 soit 55% de ruraux.
Le français et l’anglais sont les langues officielles.

Présentation du Burundi

Contexte géographique

Le Burundi, avec un superficie de 27.830 km², s’étend entre les méridiens 29°00 et 30°54′ Est et les parallèles 2°20′ et 4°28′ Sud. Sans accès à la mer, il borde en revanche le lac Tanganyika (32.600 km² dont 2634 km² appartiennent au Burundi), dans l’axe du Grand Rift occidental. Le lac et la Rivière Rusizi le bordent à l’Ouest et la rivière Malagarazi au Sud Est. Les bordures Ouest et Sud-est (11.817 km²) appartiennent au bassin du Congo, le reste du pays (13.218 km²) constitue l’extrémité méridionale du Bassin du Nil. Les pays limitrophes sont la République Démocratique du Congo à l’Ouest, la République du Rwanda au Nord et la République Unie de Tanzanie à l’Est et au Sud.
Contexte politique :
Le pays fut colonisé successivement par les allemands puis par la Belgique. Ce n’est qu’en 1962 que le pays devint indépendant.L’histoire du Burundi se confond avec celle du Rwanda et trois communautés différentes, les Twas, les Hutus et les Tutsis ont fini par partager la même langue, le kirundi, une langue bantoue. Les Hutus représentent aujourd’hui le 85% de la population, les Tutsis le 14 % et les Twas (Pygmée) 1%. Le français en tant que langue co-officielle est en réalité la première langue officielle et est utilisée dans les situations formelles ou officielles, bien qu’elle ne soit une langue véhiculaire uniquement pour les burundais très lettrés qui ne représentent qu’entre 3 et 10% de la population.Pendant la colonisation belge, les Tutsi devinrent l’élite et les Hutus furent asservis ce qui eut pour effet la distinction sociale entre les deux ethnies, laquelle se transformera plus tard en « ségrégation raciale ».En 1972, une tentative de soulèvement de groupes extrémistes Hutus fût réprimée durement par le gouvernement Tutsi et fit entre 100’000 et 200’000 morts. Depuis et jusqu’en 2000, le Burundi fut en proie à une guerre civile larvée. En 2000, les pertes en vies humaines étaient évaluées, depuis 1994 à plus de 300’000 victimes.Ce n’est qu’en 2000 qu’un accord de paix a été signé et des élections, dont des présidentielles en 2004, ont été organisées. Le parti Hutu dispose aujourd’hui de la majorité absolue dans 11 des 17 provinces du pays. Certains rebelles n’ont malheureusement pas encore déposé les armes. Ceci révèle que la trêve conclue le 15 mai 2005 reste fragile.

Contexte démographique et économique

La population burundaise est actuellement estimée à environ 7,5 millions d’habitants (BAD, OCDE, 2005) avec un taux de croissance annuel de 3%. Avec une densité moyenne de 230 habitants au km², le Burundi connaît l’une des plus fortes densités d’Afrique. D’après le recensement de 1990 environ 51% de la population étaient du sexe féminin. La population féminine active (entre 15-64 ans) représentait environ 49%. Près de 90% de la population vit du secteur agricole. Les terres fermes représentent environ 85% du territoire national tandis que la superficie cultivée représente environ 50% de la superficie totale. La superficie agricole moyenne par exploitation familiale qui est d’environ 1 ha, se réduit dans les régions de fortes densités (environ 0,5 ha). A la longue les tendances de cette occupation des sols par l’agriculture, le pâturage, etc. exercent une pression sur la végétation.

Contexte éducatif

À la suite des événements dramatiques qui ont secoué le Burundi depuis plusieurs années, le système scolaire s’est en grande partie effondré. Beaucoup d’écoles ont été détruites ou sérieusement endommagées, les autres ne fonctionnant que de façon partielle en raison des dégâts matériels (par exemple, le mobilier scolaire ayant été utilisé pour le chauffage) et de l’insécurité de la population. Souvent, les bâtiments scolaires ont été «réquisitionnés» par les milliers de personnes déplacées à la recherche d’un abri. Une bonne partie de la population hutue est réfugiée dans les collines et se cache depuis des années, et dans ce contexte de nombreux parents sont réticents à envoyer leurs enfants à l’école. Environ un enfant sur deux ne fréquente pas l’école primaire et il semble que les fillettes soient encore plus exposées à ce genre d’exclusion.
Le taux d’alphabétisation et d’instruction est très bas et non homogène. Cette situation handicape la mobilisation des ressources humaines en vue du développement durable ainsi que l’éducation en matière de biodiversité. Le taux d’alphabétisation des adultes en général est de 35,3% et celui des femmes adultes est de 22,5%. Le PIB qui était de 180 USD par habitant en 1992 a chuté progressivement jusqu’à 7,4% en 1997. L’économie repose principalement sur le secteur primaire. Les produits agricoles exportés sont le café et le thé. Le commerce extérieur est entravé économiquement et politiquement par l’enclavement géographique et le remboursement de la dette extérieure.

« Tiré du document de rapport du Burundi sur la mise en oeuvre de l’Agenda 21, 2002 »

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