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	<title>Education Sans Frontière &#187; Témoignages</title>
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		<title>Témoignages &#8211; Septembre 2009</title>
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		<pubDate>Sat, 05 Sep 2009 09:07:32 +0000</pubDate>
		<dc:creator>EducationSF</dc:creator>
				<category><![CDATA[Témoignages]]></category>

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		<description><![CDATA[Tout quitter et aller vers l’inconnu
Par Laura S.

Tout quitter  et aller vers l’inconnu à la rencontre d’une culture nouvelle et  d’un univers nouveau. Telle est la décision qu’a prise Laura, un matin de février lorsqu’elle décida de plier bagage et d’aller faire une expérience à Foundiougne , une ville de l’ouest du Sénégal [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><font size="3"><strong>Tout quitter et aller vers l’inconnu</strong><br />
Par Laura S.</font></p>
<div align="center" style="padding:10px"><img src="http://www.educationsf.org/wp-content/uploads/2009/09/Senegal1-500x375.jpg" alt="Senegal1" title="Senegal1" width="500" height="375" class="alignnone size-medium wp-image-215" /></div>
<p>Tout quitter  et aller vers l’inconnu à la rencontre d’une culture nouvelle et  d’un univers nouveau. Telle est la décision qu’a prise Laura, un matin de février lorsqu’elle décida de plier bagage et d’aller faire une expérience à Foundiougne , une ville de l’ouest du Sénégal située dans la région de Fatick.  Son désir de partir vers cette population démunie de tout, apportant avec elle, du matériel scolaire et de se confronter  à la réalité d’un environnement autre que le sien a été le moteur de cette démarche.<br />
Après plusieurs jours passés au cœur de ce peuple, côtoyant leur quotidien et partageant leur vécu,  Elsa en est sortie  grandie de cette expérience  et enrichie par ses différentes rencontres car au-delà de ce désir de venir en aide à cette population défavorisée de la ville de Foundiougne , ce fut avant tout, une grande aventure humaine. Et c’est le récit de cette aventure qu’elle nous livre ici à travers  cet entretien.</p>
<p><strong>Pourquoi vouloir tout quitter et aller enseigner au Sénégal ?</strong></p>
<p>Je n’ai pas tout quitté, c’était une opportunité que m’a été offerte par  l’IUFM (Institut Universitaire de Formation des Maîtres). En effet, des échanges internationaux ont été mis en place entre l’IUFM d’Alsace et quelques pays tels que le Sénégal, le Maroc, la Finlande, le Canada et la Russie. J’ai saisi cette occasion pensant que cette expérience allait être très enrichissante à tous les points de vue. J’étais curieuse de voir comment les enseignants préparaient leurs cours et surtout comment ceux-ci procédaient au vue du peu de moyens qu’ils possèdent. Il me semblait intéressant de pouvoir comparer nos démarches pédagogiques et d’échanger nos savoir-faire afin de s’enrichir mutuellement.</p>
<p><strong>Quelles démarches tu as dû faire avant ton départ? </strong></p>
<p>Deux formateurs de l’IUFM se sont chargés de l’organisation de ce séjour et nous ont préparés à ce à quoi nous allions être confrontés. Ils nous ont parlé des conditions dans lesquelles vivaient les hôtes qui allaient nous accueillir afin que nous ne soyons pas trop surpris à notre arrivée. Mais ils n’ont pas voulu trop nous en dire afin que nous puissions nous faire notre propre opinion et que nous découvrions le pays par nous-mêmes. Nous savions que les hôtes qui nous accueillaient étaient tous enseignants et que nous ferions notre stage dans leur classe. Pour la répartition, ce sont eux qui s’en sont chargés.<br />
En ce qui concerne les démarches administratives, il faut veiller à avoir un passeport valable 6 mois après la date de retour pour éviter d’être ennuyé. Pour les vaccinations, la fièvre jaune est indispensable et l’hépatite A et la typhoïde sont conseillés. Le mieux est d’en discuter avec son médecin avant de partir. Il vous recommandera également de prendre un traitement contre le paludisme.</p>
<div align="center" style="padding:10px"><img src="http://www.educationsf.org/wp-content/uploads/2009/09/Senegal2-500x375.jpg" alt="Senegal2" title="Senegal2" width="500" height="375" class="alignnone size-medium wp-image-216" /></div>
<p><strong>L’adaptation n’a-t-elle pas été difficile pour une européenne telle que vous ou le confort occidental est complètement absent ? </strong></p>
<p>En ce qui me concerne, l’adaptation n’a pas été trop difficile étant donné que j’avais déjà effectué un voyage au Mali quelques années auparavant ; je savais donc à quoi m’attendre et n’ai pas été trop surprise. Les sénégalais sont dotées d’une grande hospitalité et font en sorte que nous nous sentions au mieux chez eux. Certes, nous sommes loin du confort occidental mais on s’adapte à ce nouveau rythme de vie. On apprend à se satisfaire d’un sceau d’eau pour se laver, ce qui nous fait réfléchir par rapport à notre consommation habituelle!</p>
<p><strong>A quoi a servi le matériel apporté?</strong></p>
<p>Ce matériel a servi à fournir les écoles. Nous sommes venus avec près d’une tonne de matériel. En effet, nous avions tous collecté de notre côté pour apporter un maximum de fournitures pour les classes. Les cahiers et les stylos sont très chers et donc peu accessibles aux familles. Les élèves travaillent essentiellement sur ardoise. Nous avons également apporté du matériel sportif, qui est quasiment inexistant dans les écoles.</p>
<p><strong>A quoi doit s’attendre une personne qui souhaite faire une expérience similaire?</strong></p>
<p>Je pense qu’avant de vouloir se lancer dans ce type d’expérience, il faut bien se documenter sur le pays dans lequel on souhaite aller. En effet, il est important de connaître les conditions de vie de la population afin de ne pas être trop surpris par le manque de confort. Il faut également se renseigner sur les traditions et la façon de vivre afin d’éviter d’être maladroit, voire même de blesser. Pour le reste, il faut prendre le temps d’observer les gens et les laisser vous faire découvrir leur pays…</p>
<p><strong>Que gardes-tu de cette expérience?</strong></p>
<p>Cette expérience m’a beaucoup apporté, à la fois professionnellement que personnellement. Du point de vue professionnel, je retiendrai la richesse des échanges avec les enseignants. Nous avons comparé nos méthodes d’enseignement et partagé des savoir-faire. Mais j’ai surtout réalisé que l’on pouvait très bien enseigner en se contentant de peu de matériel. De retour en France, j’ai appris à davantage utiliser l’ardoise (ce qui, en plus, permet des économies de papier) et à privilégier l’oral dans mes cours.<br />
Cette expérience m’a également fait réfléchir sur moi-même et m’a appris à relativiser. J’ai retenu qu’il fallait apprendre à se satisfaire de ce que l’on a et à être heureux ainsi.</p>
<p><strong>Et s’était à refaire?</strong></p>
<p>Je le referais !</p>
<p>[<em>Interview réalisé par Thierry Dime Bolla</em>]</p>
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		<title>Témoignages &#8211; Décembre 2008</title>
		<link>http://www.educationsf.org/2008/12/02/temoignages-decembre-2008/</link>
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		<pubDate>Wed, 03 Dec 2008 02:21:23 +0000</pubDate>
		<dc:creator>EducationSF</dc:creator>
				<category><![CDATA[Témoignages]]></category>
		<category><![CDATA[Florence Vogler]]></category>

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		<description><![CDATA[Erreur de parcours
Par Florence Vogler
 Voila, je m’appelle Florence, je vais avoir 19 ans cet été et depuis le 6 décembre 2007 je suis en cure de désintoxication.
Je suis en cure pour deux raisons : l’héroïne et la cocaïne. Durant plus de deux ans je me suis injectée quotidiennement une quantité incalculable de ces deux [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><font size="3"><strong>Erreur de parcours</strong><br />
Par Florence Vogler</font></p>
<p><img src="http://www.educationsf.org/images/temoignages/florence_vogler.jpg" alt="Florence Vogler" /> Voila, je m’appelle Florence, je vais avoir 19 ans cet été et depuis le 6 décembre 2007 je suis en cure de désintoxication.</p>
<p>Je suis en cure pour deux raisons : l’héroïne et la cocaïne. Durant plus de deux ans je me suis injectée quotidiennement une quantité incalculable de ces deux substances. Autre problème : j’étais aussi dépendante des médicaments comme les Dormicum et le Valium. Et, cerise sur le gâteau, pour moi l’injection était un mode de consommation obligatoire. Tout ce que je prenais devait passer par ma seringue. Impossible pour moi de sniffer ou d’avaler quoi que ce soit, me shooter était devenu ma seule manière de penser.</p>
<p>Comme tous les êtres humains de cette planète, j’ai eu mes lots de joies et de problèmes durant mon enfance et mon adolescence. Ma mère a fait des erreurs, mais elle n’est pas non plus responsable de tout. J’ai moi aussi fait des erreurs et j’ai fait des choix qui n’ont pas toujours étés les bons. </p>
<p>A 9 ans, pour faire comme les grandes je me suis mise à fumer et à boire. Du coup, quand ceux de mon âge ont commencés la clope et l’alcool, moi je suis passée au canabis.<br />
Vers la fin de ma quatorzième année, j’ai découvert les joies des boîtes de nuits grâce aux fausses cartes d’identité. Par la même occasion j’ai découvert une nouvelle manière de faire la fête : la coke, l’ecstasy, le speed, la MDMA, l’LSD.<br />
Le problème c’est que le monde tel qu’il est ne m’a jamais plus, j’ai toujours eu besoins d’être déconnectée du monde : « dans ma bulle ». Du coup j’ai fait des paradis artificiel mon univers.</p>
<p><span id="more-106"></span>Je me disais « c’est pas si grave que je prenne de la drogue, après tout c’est juste pour faire la fête ». La vérité c’était tout le contraire : je faisais la fête pour prendre de la drogue. J’adorais mélanger le plus de drogues possibles, plus j’étais loin de la réalité et plus j’avais l’illusion d’être heureuse. </p>
<p>Et puis un beau jour je suis tombée amoureuse et je me suis crue dans un joli conte de fée. Sauf que mon prince charmant, lui, était accro à l’héroïne. Lorsque j’ai appris cette nouvelle qui n’avait rien des jolies histoires de princesses que je pensais vivre, j’ai voulu comprendre pourquoi « l’homme de ma vie » n’arrivait pas à se sortir la tête de cet enfer. Pour lui je me suis précipitée en enfer. J’ai commencé à me shooter de l’héroïne tout les jours dans le but de devenir accro moi aussi, pour pouvoir comprendre ce que vivait mon grand amour. Malheureusement le prince charmant n’existe pas et le jour ou il a vu les traces sur mes bras, le conte de fée s’est terminé sur une phrase plutôt déplaisante « écoute t’es qu’une gamine, arrête toi avant de te brûler complètement les ailes ». Sauf que pour m’arrêter c’était trop tard, j’allais trop vite pour le freinage d’urgence.</p>
<p>Un peu avant mes 18ans j’ai quitté l’école, c’était devenu juste insensé que je continue à me prétendre « collégienne ». Ma mère a mit beaucoup de temps avant de se rendre compte de mon problème, notre relation était déjà catastrophique avant, vous imaginez après ! Résultat, à 18 ans j’ai claqué derrière moi la porte de la maison pour partir vivre dans la rue. Je pensais éviter de la souffrance aux gens que j’aime, c’était une erreur. Dans la rue j’ai vu et vécu des choses vraiment dures, j’ai développé une manière de penser très différente. J’ai vécu de la manche, du vol, j’ai dormis sous des ponts, fait les poubelles et il m’est arrivé de vendre mon corps contre un shoot d’héro ou contre quelques grammes de coke. J’ai compris que se faire agresser n’avait rien de drôle et que les supers héros n’existent pas. Marche ou crève. Je voulais crever mais la mort ne m’a pas ouvert ses portes. </p>
<p>Il y a un peu plus de 5mois j’ai rencontré un nouveau prince charmant, lui aussi toxicomane, mais lui a eu sur moi un effet nettement plus bénéfique ! Il m’a redonné goût à la vie, il m’a donné envie de faire la paix avec moi-même. On s’est rencontré les deux au fond du gouffre et on s’est tout les deux donnés envie de remonter à la surface. On s’est aidé mutuellement et on s’est donné beaucoup de bonheur, on a été jusqu’à se fiancer. On a aussi fait notre part de bêtises, c’est surtout d’être tombé tout les deux en prison qui nous fait avoir le déclic pour changer de vie. C’est comme ça qu’on a les deux commencé une cure dans un centre, entourés de gens vraiment géniaux. </p>
<p>Mais cette fois encore le conte de fée est fini. Depuis bientôt deux semaines mon ex-fiancé est retourné dans cet univers de came, de seringues et de dépravation. Ce qui a changé cette fois c’est que j’ai décidé de vivre pour moi et non plus pour les autres. Alors je ne replongerais pas pour lui. Je ne retournerais pas sur le droit chemin en quelques jours ni même en quelques semaines, mais je suis abstinente depuis trois mois et je compte continuer sur cette voie. J’aimerais beaucoup pouvoir l’aider, et il n’y a pas si longtemps j’aurais replongé parce que je pensais que l’amour c’était suivre l’autre même à ses dépends. Mais c’est faux et désormais je ne me détruirais plus pour personne. </p>
<p>Je me suis égarée très loin du chemin que je veux retrouver. Ça va être long et difficile d’y revenir j’en suis consciente. Mais ça m’est égal. J’ai décidé de m’en sortir et je compte bien respecter cette décision. J’ai aussi la chance d’avoir des amis vraiment géniaux, qui seront toujours là pour moi quoi qu’il arrive et quoi que je fasse ils m’ont toujours soutenue et me soutiendront toujours et c’est ce qui m’aide le plus.</p>
<p>Chacun d’entre nous doit s’en rendre compte par lui-même, mais la vie est toujours belle, il suffit de savoir la regarder sous l’éclairage qui lui va le mieux. De toute façon s’il n’y a pas de solution c’est qu’il n’y a pas de problème.</p>
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		<title>Témoignages &#8211; Octobre 2008</title>
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		<pubDate>Sun, 05 Oct 2008 21:43:26 +0000</pubDate>
		<dc:creator>EducationSF</dc:creator>
				<category><![CDATA[Témoignages]]></category>
		<category><![CDATA[Brian Morales]]></category>

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		<description><![CDATA[J&#8217;aimerais devenir médecin
Par Brian Morales
 Je m’appelle Brian, j’ai 18 ans et je voudrais raconter mon histoire à tous ceux qui aimeraient l’écouter. Je suis né au Mexique et j’ai eu des parents merveilleux que j’aimerai toute ma vie ainsi qu’un frère. C’est à travers eux que j’ai appris à voir le monde qui m’entoure.Toute [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><font size="3"><strong>J&#8217;aimerais devenir médecin</strong><br />
Par Brian Morales</font></p>
<p><img src="http://www.educationsf.org/images/temoignages/morales.jpg" alt="Brian Morales" /> Je m’appelle Brian, j’ai 18 ans et je voudrais raconter mon histoire à tous ceux qui aimeraient l’écouter. Je suis né au Mexique et j’ai eu des parents merveilleux que j’aimerai toute ma vie ainsi qu’un frère. C’est à travers eux que j’ai appris à voir le monde qui m’entoure.Toute mon enfance a été fantastique car j’ai reçu beaucoup d’amour. De plus, j’avais plein de rêves. Je ne pensais qu’à jouer et m’amuser. Je pense encore la même chose aujourd’hui mais ma vision est bien sure différente.</p>
<p>Peut-être ma destinée était de beaucoup souffrir. Je pense que c’est ce qui m’a permis de donner un sens à ce que je fais. Quand j’avais six ans, ma mère a été tuée des mains de quelqu’un qui voulait juste de l’argent. Cela a été terrible pour ma famille et nous sommes lentement devenus dépressifs. D’abord, j’ai dû apprendre comment me protéger. J’ai commencé à passer beaucoup de temps seul, loin de mes amis et avec juste quelques membres de ma famille. C’est très difficile pour moi de me faire de nouveaux amis car j’ai toujours des problèmes d’adaptation.. Je ne suis pas confortable avec de nouvelles personnes. C’est l’une de mes grandes frayeurs.</p>
<p>Après la mort de ma mère, j’étais en état de choc car quelqu’un me l’avait enlevée en la tuant. J’ai continué à donner le meilleur de moi-même à chaque moment. Au cours de ma vie, j’ai rencontré plusieurs bons amis, pas vraiment beaucoup, mais assez pour savoir que, lorsque j’en avais besoin, un ou une amie serait à mes côtés pour me soutenir dans n’importe quelle épreuve. Actuellement, je n’ai pas encore trouvé l’amour de ma vie et je commence à penser que l’amour vrai n’existe pas. Autour de moi, j’ai fait la connaissance de plusieurs filles, mais aucune n’a encore pris mon cœur.</p>
<p>De toute ma vie, la seule chose dont je suis certain c’est que je veux être médecin. C’est ma vie et je vis pour la médecine. J’ai commencé à m’intéresser à la médecine à l’âge de 15 ans. J’ai d’abord commencé à être auxiliaire médical ; là, j’ai vu les pires situations, tels que  genoux brisés et personnes entrain de mourir. Dans ma vie, j’ai travaillé comme bénévole. Comme vous pouvez le voir, je ne suis pas riche mais je pense que j’ai assez d’empathie pour aider tous ceux qui en ont besoin. Serait-ce pour cela que je n’ai jamais rencontré l’amour ? J’étais trop occupé pour d’autres choses et je n’avais pas le temps pour les sorties avec mes amis dans des night clubs, soirées et autres. Mes années de lycée furent les plus intenses car je travaillais à l’hôpital régional et j’apportais de l’aide aux démunis les après-midi et parfois le soir. Les matins j’étudiais et après cela je faisais du sport. Mes week-end je les passais à travailler comme auxiliaire médical dans les ambulances. Ce qui fait que je n’avais pas assez de temps pour sortir avec les copains. Raison pour laquelle, les amis que j’ai maintenant je les aime vraiment car je ne sais pas comment ils sont encore avec moi car je n’ai jamais été là pour les délires entre jeunes.</p>
<p>Je n’attends pas de voir quel avenir la vie me réserve car je veux donner le meilleur de moi-même. Pour moi, l’argent n’est pas une fin en soi. Evidemment, c’est important pour vivre mais l’argent n’est pas tout dans la vie et nous avons besoin de profiter de chaque moment car la vie est trop courte pour se soucier de petites choses. Réjouis-toi  de ta famille, de ton travail, de tes amis et de ta vie car nous ne vivons qu’une fois et nous ne savons jamais le moment où nous devrons quitter  ce monde. Je suis aujourd’hui entrain de vivre et d’expérimenter l’un des plus beaux moments de ma vie en étudiant dans un pays étranger avec des personnes de différentes nationalités. J’ai fait la rencontre de personnes dont je me souviendrai toute ma vie comme étant des amis, dans le vrai sens du terme.  J’aime vraiment mes nouveaux amis et ils sont très importants pour moi ; juste pour citer certains d’entre eux car je ne peux les mentionner tous: Lisa (mon ancien professeur et actuellement ma grande soeur), André (je pense le meilleur ami que je n’ai jamais eu (mais je ne sais pas si c’est le cas pour lui), Lizeth (c’est l’un de mes plus grand soutien), Thierry (un grand ami et surtout très très drôle), Jean-Baptiste (le plus enthousiaste de mes amis et pour qui j’ai beaucoup de considération),  Tanja, Egnes, Tom, Christophe et plusieurs autres personnes qui vont au-delà du fait d’être camarades de classe, enseignants ou autres. C’est ma nouvelle famille internationale.</p>
<p>Comme je l’ai déjà dit, profitez de la vie sans se soucier de petites choses sans importance telles que plus d’argent, plus de pouvoir, plus de tout.  Ce n’est que du matériel et un jour, cela peut vous être enlevé. Ce genre d’expérience te permet de t’ouvrir et de découvrir de nouvelles cultures et un nouveau style de vie. Cela peut paraître difficile dans un premier temps, mais aussi fantastique et merveilleux. Nous allons rencontrer des personnes dans notre vie qui chercheront à nous blesser mais nous en trouverons aussi d’autres  qui seront nos amis, comme ici à Vancouver pour moi. Tout un chacun va rencontrer son lot d’obstacles sur son chemin et commettra des erreurs qui lui permettront d’acquérir plus de maturité. Chaque chose à une place et un temps. Le pays d’où tu viens n’est pas l’important, car il arrive à tout le monde de tomber, mais ce qui est important, c’est la manière de te relever, car elle est unique. On peut réussir ce que l’on veut, mais pour cela, il faut y croire.</p>
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		<title>Témoignages &#8211; Septembre 2008</title>
		<link>http://www.educationsf.org/2008/09/06/temoignages-septembre-2008/</link>
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		<pubDate>Sun, 07 Sep 2008 07:08:57 +0000</pubDate>
		<dc:creator>EducationSF</dc:creator>
				<category><![CDATA[Témoignages]]></category>

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		<description><![CDATA[Qui peut bien aimer les maths!
Par Araya Crosskill
 Je n’ai jamais aimé aller au lycée.
Tout d’abord, le lycée m’a fait détester les dimanches – journées qui auraient pu sans aucun doute faire partie des jours de la semaine classés «sympa», le dimanche a même inspiré le chanteur Lionel Richie qui a chanté « I am [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><font size="3"><strong>Qui peut bien aimer les maths!</strong><br />
Par Araya Crosskill</font></p>
<p><img src="http://www.educationsf.org/images/temoignages/crosskill.jpg" alt="Araya Crosskill" /> Je n’ai jamais aimé aller au lycée.</p>
<p>Tout d’abord, le lycée m’a fait détester les dimanches – journées qui auraient pu sans aucun doute faire partie des jours de la semaine classés «sympa», le dimanche a même inspiré le chanteur Lionel Richie qui a chanté « I am easy like Sunday morning. »</p>
<p>Est-il possible que Richie ait fréquenté une école lorsqu’il était enfant? Les vendredis étaient super et même les samedis, mais les dimanches, ah non ! Ils n’avaient absolument rien de super. En tout cas pas en ce qui me concerne, dimanche me rappelait le lundi tout proche et mes devoirs qui attendaient patiemment et de manière répétitive d’être faits.</p>
<p>Mais, ce qu’il y a de pire, c’est que le lycée m’a fait détester les mathématiques.</p>
<p>J’aimais les mathématiques, tant que cela me servait à calculer l’argent qu’il me resterait après avoir acheté la dernière BD des X Men, mais en dehors de cela, toute forme de calcul ne me semblait pas nécessaire. Prenez par exemple la question ci-dessous ? Il est certain qu’elle est le fruit du cerveau tordu d’un professeur dont la seule intention est de gâcher le dimanche tranquille d’un enfant :</p>
<p>Un Train A, voyageant à 70 km heure quitte Westford pour Easford qui se trouve à 260 km de là. Au même moment, un Train B, voyageant à 60 km heure, quitte Eastford pour Westford.<br />
Quand les deux trains vont-ils se croiser ? A quelle distance de chaque ville vont-ils se croiser ?</p>
<p>Et alors ? Qu’est-ce que cela peut bien nous faire? Pourquoi ne peut-on pas tout simplement appeler la gare afin d’obtenir ce renseignement. Pas le numéro ? Simple, le voici 00 800 TA MERE</p>
<p>J’ai cessé d’avoir la nausée en pensant à l’école à partir du moment où j’ai choisi d’étudier les arts. En Jamaïque, on doit suivre une filaire précise, c’est-à-dire soit on fait le choix « des fous », ceux qui aiment les mathématiques, ou à l’opposé on choisit les arts et on est regardé comme si on était en perdition sur un radeau entrain de transporter les œuvres complètes de Shakespeare.</p>
<p>Au vu du niveau de mon potentiel littéraire, la décision a été en ce qui me concerne facile à prendre.</p>
<p><strong>Enseignant:</strong> Araya, qui était le héro de Moby Dick ?<br />
<strong>Moi:</strong> La baleine !<br />
<strong>Enseignant:</strong> Araya, comment une baleine peut-elle être le héro ?<br />
<strong>Moi:</strong> Parce que les baleines ne font pas de maths.</p>
<p>Mes études de littérature m’ont bien sûr mis une étiquette de futur artiste affamé. Toutes les personnes apprenant par hasard que j’étudiais la littérature à l’université pensaient que je voulais enseigner. Ils me tenaient la main en me regardant les yeux pleins de pitié tout en me donnant une petite tape amicale dans le dos. Je pouvais lire leurs pensées :</p>
<p>« Une vie misérable t’attend, pauvre idiot, ne m’appelle surtout jamais pour me demander de te prêter de l’argent ».</p>
<p>Je n’ai finalement jamais découvert à quel point la vie d’un enseignant pouvait être miséreuse. Peu de temps après avoir terminé l’université, j’ai tout liquidé et je suis allé travailler dans une multinationale. Je sais ! Je sais ! J’aurais pu gagner ma vie en donnant des cours au prochain premier ministre jamaïcain, mais que voulez-vous? Prendre le bus toute ma vie et manger dans une boîte de conserve, très peu pour moi !</p>
<p>Et… comment ai-je su qu’un salaire d’enseignant ne suffirait pas à mon quotidien? Eh bien! Parce que j’ai étudié les maths, bien sur!</p>
]]></content:encoded>
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		<item>
		<title>Témoignages &#8211; Juin 2008</title>
		<link>http://www.educationsf.org/2008/06/02/temoignage-juin/</link>
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		<pubDate>Mon, 02 Jun 2008 19:23:23 +0000</pubDate>
		<dc:creator>EducationSF</dc:creator>
				<category><![CDATA[Témoignages]]></category>
		<category><![CDATA[Aline Abou Atmé]]></category>

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		<description><![CDATA[L’éducation en temps de guerre
Par  Aline Abou Atmé (Liban)
 Naître en pleine période de guerre civile dans un pays qui n’a pas encore connu une paix véritable au cours de son histoire moderne ne fut pas une expérience très douce; et devoir en plus, suivre et se concentrer sur ses études ne fut pas [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><font size="3"><strong>L’éducation en temps de guerre</strong><br />
Par  Aline Abou Atmé (Liban)</font></p>
<p><img src="http://www.educationsf.org/images/temoignages/atme.jpg" alt="Aline Abou Atmé" /> Naître en pleine période de guerre civile dans un pays qui n’a pas encore connu une paix véritable au cours de son histoire moderne ne fut pas une expérience très douce; et devoir en plus, suivre et se concentrer sur ses études ne fut pas non plus, une aventure facile. En effet, au cours de mon éducation primaire j’ai dû changer quatre fois d’écoles, car j’étais obligée avec ma famille de fuir notre maison à la recherche d’abris loin des zones d’affrontements. Et à chaque fois je devais faire face aux problèmes d’intégration et d’adaptation au nouveau système éducatif, au nouveau cadre, et aux nouveaux visages. Ce n’est qu’en 1990, avec la fin de la guerre civile au Liban et l’instauration de la paix, que j’ai pu suivre mes études complémentaires et secondaires tranquillement et dans la même école.</p>
<p>A la fin de mes études secondaires, survint le problème du choix de la spécialisation. Je rêvais d’étudier la gestion hôtelière mais n’ayant pas été acceptée lors du concours d’entrée, alors que je réussis par contre  le concours du Centre de Langues et de Traduction, je me suis retrouvée étudiant la Traduction à l’Université Libanaise sans que je ne l’aie vraiment envisagé. Je me suis rapidement rendue compte que c’était ma vocation, voire ma passion dans la vie. Quatre ans plus tard, j’ai eu ma Licence d’Enseignement en Traduction, que j’ai complétée avec une cinquième année et un DESS. Pendant ces cinq années, j’étais parmi les premières de ma classe. A la fin de la quatrième année, je devais faire un stage et j’ai eu la chance de travailler à « Annahar », le quotidien libanais le plus connu, et c’est là que j’ai pu vraiment apprécier le métier de journaliste.</p>
<p>Les études universitaires terminées, je fus confrontée au problème de trouver un emploi, dans une période où le chômage enflait au Liban et où la majorité des jeunes quittaient le pays à la recherche d’opportunités de travail. Alors, et en attendant mon opportunité à moi, j’ai touché un peu à tout. J’ai travaillé en tant que traductrice indépendante dans le sous-titrage, dans la traduction environnementale, bancaire, juridique etc&#8230; de même j’ai eu la chance d’avoir une petite expérience dans l’interprétation avec les Observateurs de la Commission Européenne lors des dernières élections parlementaires au Liban, et j’ai participé à la traduction de la dernière version du « Guinness World Records 2007 », dans sa première publication en langue arabe. Elle fut déléguée à des traducteurs libanais réputés pour leur bonne éducation et la qualité de leur travail. Au mois de juin dernier, j’ai finalement trouvé le travail que j’attendais, et j’ai été engagée comme traductrice dans un quotidien libanais nommé « Albalad », où je traduisais des articles de la presse étrangère qui abordaient les questions du Moyen-Orient et notamment du Liban surtout lors de la dernière guerre, mais c’est précisément cette guerre là et tous les ravages qu’elle a entraînés qui ont renforcé ma décision de venir à Genève.</p>
<p>Toutes les expériences que j’ai connues dans ma vie m’ont aidée à arriver là où je suis aujourd’hui. Je tourne, en ce moment, la page de l’année 2006, et, malgré tous les drames qu’a vécus mon pays, elle fut généreuse à mon égard tant au niveau personnel, professionnel, qu’éducationnel. Me voilà aujourd’hui à Genève où je bénéficie d’une bourse de la Confédération Suisse. Je prépare un Master en Sciences de la Communication et des Médias à l’Université de Genève bien que j’aie longuement hésité à tout laisser derrière moi, avant de reprendre les études et recommencer à zéro.,</p>
<p>Le retour à l’université, après deux ans d’interruption, n’était pas facile. De plus, le voyage et l’éloignement de ma famille, de mes amis, et de mon travail m’étaient vraiment durs, à tel point que j’envisageais sérieusement rentrer un mois après mon arrivée. Mais avec le temps j’ai appris à voir les choses plus positivement et à apprécier cette nouvelle aventure que je vis. Genève m’offre la chance de voir des gens de toutes nationalités, de toutes cultures, et ce mélange est très enrichissant, de plus elle me donne la possibilité d’avoir un diplôme en communication qui m’ouvrira de nouvelles portes le jour où je retournerai dans mon pays&#8230;</p>
<p><strong>Aline Abou Atmé<br />
Liban</strong></p>
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		<title>Témoignages &#8211; Mai 2008</title>
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		<pubDate>Wed, 30 Apr 2008 16:27:41 +0000</pubDate>
		<dc:creator>EducationSF</dc:creator>
				<category><![CDATA[Témoignages]]></category>

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		<description><![CDATA[Erreur de parcours
Par Florence Vogler
 Voila, je m’appelle Florence, je vais avoir 19 ans cet été et depuis le 6 décembre 2007 je suis en cure de désintoxication.
Je suis en cure pour deux raisons : l’héroïne et la cocaïne. Durant plus de deux ans je me suis injectée quotidiennement une quantité incalculable de ces deux [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><font size="3"><strong>Erreur de parcours</strong><br />
Par Florence Vogler</font></p>
<p><img src="http://www.educationsf.org/images/temoignages/florence_vogler.jpg" alt="Florence Vogler" /> Voila, je m’appelle Florence, je vais avoir 19 ans cet été et depuis le 6 décembre 2007 je suis en cure de désintoxication.</p>
<p>Je suis en cure pour deux raisons : l’héroïne et la cocaïne. Durant plus de deux ans je me suis injectée quotidiennement une quantité incalculable de ces deux substances. Autre problème : j’étais aussi dépendante des médicaments comme les Dormicum et le Valium. Et, cerise sur le gâteau, pour moi l’injection était un mode de consommation obligatoire. Tout ce que je prenais devait passer par ma seringue. Impossible pour moi de sniffer ou d’avaler quoi que ce soit, me shooter était devenu ma seule manière de penser.</p>
<p>Comme tous les êtres humains de cette planète, j’ai eu mes lots de joies et de problèmes durant mon enfance et mon adolescence. Ma mère a fait des erreurs, mais elle n’est pas non plus responsable de tout. J’ai moi aussi fait des erreurs et j’ai fait des choix qui n’ont pas toujours étés les bons. </p>
<p>A 9 ans, pour faire comme les grandes je me suis mise à fumer et à boire. Du coup, quand ceux de mon âge ont commencés la clope et l’alcool, moi je suis passée au canabis.<br />
Vers la fin de ma quatorzième année, j’ai découvert les joies des boîtes de nuits grâce aux fausses cartes d’identité. Par la même occasion j’ai découvert une nouvelle manière de faire la fête : la coke, l’ecstasy, le speed, la MDMA, l’LSD.<br />
Le problème c’est que le monde tel qu’il est ne m’a jamais plus, j’ai toujours eu besoins d’être déconnectée du monde : « dans ma bulle ». Du coup j’ai fait des paradis artificiel mon univers.</p>
<p>Je me disais « c’est pas si grave que je prenne de la drogue, après tout c’est juste pour faire la fête ». La vérité c’était tout le contraire : je faisais la fête pour prendre de la drogue. J’adorais mélanger le plus de drogues possibles, plus j’étais loin de la réalité et plus j’avais l’illusion d’être heureuse. </p>
<p>Et puis un beau jour je suis tombée amoureuse et je me suis crue dans un joli conte de fée. Sauf que mon prince charmant, lui, était accro à l’héroïne. Lorsque j’ai appris cette nouvelle qui n’avait rien des jolies histoires de princesses que je pensais vivre, j’ai voulu comprendre pourquoi « l’homme de ma vie » n’arrivait pas à se sortir la tête de cet enfer. Pour lui je me suis précipitée en enfer. J’ai commencé à me shooter de l’héroïne tout les jours dans le but de devenir accro moi aussi, pour pouvoir comprendre ce que vivait mon grand amour. Malheureusement le prince charmant n’existe pas et le jour ou il a vu les traces sur mes bras, le conte de fée s’est terminé sur une phrase plutôt déplaisante « écoute t’es qu’une gamine, arrête toi avant de te brûler complètement les ailes ». Sauf que pour m’arrêter c’était trop tard, j’allais trop vite pour le freinage d’urgence.</p>
<p>Un peu avant mes 18ans j’ai quitté l’école, c’était devenu juste insensé que je continue à me prétendre « collégienne ». Ma mère a mit beaucoup de temps avant de se rendre compte de mon problème, notre relation était déjà catastrophique avant, vous imaginez après ! Résultat, à 18 ans j’ai claqué derrière moi la porte de la maison pour partir vivre dans la rue. Je pensais éviter de la souffrance aux gens que j’aime, c’était une erreur. Dans la rue j’ai vu et vécu des choses vraiment dures, j’ai développé une manière de penser très différente. J’ai vécu de la manche, du vol, j’ai dormis sous des ponts, fait les poubelles et il m’est arrivé de vendre mon corps contre un shoot d’héro ou contre quelques grammes de coke. J’ai compris que se faire agresser n’avait rien de drôle et que les supers héros n’existent pas. Marche ou crève. Je voulais crever mais la mort ne m’a pas ouvert ses portes. </p>
<p>Il y a un peu plus de 5mois j’ai rencontré un nouveau prince charmant, lui aussi toxicomane, mais lui a eu sur moi un effet nettement plus bénéfique ! Il m’a redonné goût à la vie, il m’a donné envie de faire la paix avec moi-même. On s’est rencontré les deux au fond du gouffre et on s’est tout les deux donnés envie de remonter à la surface. On s’est aidé mutuellement et on s’est donné beaucoup de bonheur, on a été jusqu’à se fiancer. On a aussi fait notre part de bêtises, c’est surtout d’être tombé tout les deux en prison qui nous fait avoir le déclic pour changer de vie. C’est comme ça qu’on a les deux commencé une cure dans un centre, entourés de gens vraiment géniaux. </p>
<p>Mais cette fois encore le conte de fée est fini. Depuis bientôt deux semaines mon ex-fiancé est retourné dans cet univers de came, de seringues et de dépravation. Ce qui a changé cette fois c’est que j’ai décidé de vivre pour moi et non plus pour les autres. Alors je ne replongerais pas pour lui. Je ne retournerais pas sur le droit chemin en quelques jours ni même en quelques semaines, mais je suis abstinente depuis trois mois et je compte continuer sur cette voie. J’aimerais beaucoup pouvoir l’aider, et il n’y a pas si longtemps j’aurais replongé parce que je pensais que l’amour c’était suivre l’autre même à ses dépends. Mais c’est faux et désormais je ne me détruirais plus pour personne. </p>
<p>Je me suis égarée très loin du chemin que je veux retrouver. Ça va être long et difficile d’y revenir j’en suis consciente. Mais ça m’est égal. J’ai décidé de m’en sortir et je compte bien respecter cette décision. J’ai aussi la chance d’avoir des amis vraiment géniaux, qui seront toujours là pour moi quoi qu’il arrive et quoi que je fasse ils m’ont toujours soutenue et me soutiendront toujours et c’est ce qui m’aide le plus.</p>
<p>Chacun d’entre nous doit s’en rendre compte par lui-même, mais la vie est toujours belle, il suffit de savoir la regarder sous l’éclairage qui lui va le mieux. De toute façon s’il n’y a pas de solution c’est qu’il n’y a pas de problème.</p>
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		<title>Témoignages &#8211; Avril 2008</title>
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		<pubDate>Tue, 01 Apr 2008 22:17:51 +0000</pubDate>
		<dc:creator>EducationSF</dc:creator>
				<category><![CDATA[Témoignages]]></category>

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		<description><![CDATA[Une expérience extraordinaire
Par Vanessa Pombo
Quand j’étais jeune, je rêvais à la vie je pourrais avoir dans le futur. J’ai toujours passé mon temps à penser à quoi ressemblera ma vie lorsque je serai grande. Maintenant que je viens d’avoir 19 ans, je découvre que cette vie peut être tout ce que je veux à condition [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><font size="3"><strong>Une expérience extraordinaire</strong><br />
Par Vanessa Pombo</font></p>
<p><img src="http://www.educationsf.org/images/temoignages/vanessa_pombo.jpg" alt="Vanessa Pombo" />Quand j’étais jeune, je rêvais à la vie je pourrais avoir dans le futur. J’ai toujours passé mon temps à penser à quoi ressemblera ma vie lorsque je serai grande. Maintenant que je viens d’avoir 19 ans, je découvre que cette vie peut être tout ce que je veux à condition d’y croire et que de prendre mes rêves pour la réalité quelque soit ce que cela me coûte. </p>
<p>Voici en quelques mots le résumé de ma vie: J&#8217;ai fait mes études en plusieurs endroits car j&#8217;ai beaucoup voyagé en Amérique : j’ai fait mon école primaire à Aguascalientes au Mexique ; l’école secondaire à Miami (Etats-Unis) puis à Valence (Venezuela) ou j&#8217;ai terminé mon lycée. J&#8217;ai eu beaucoup d’amis dans ma courte vie et je suis si heureuse parce que maintenant j&#8217;estime que je peux être ouverte aux personnes venant de différentes cultures. Actuellement je suis étudiante à l&#8217;Université au Venezuela et je suis au 4ème semestre d’études d&#8217;Administration et Busines. Je suis contente pour cela.</p>
<p>Au début de cette année, j&#8217;ai décidé de partir à Vancouver au Canada pour un cours d&#8217;anglais de 6 mois à l&#8217;École Internationale EF.  Wooooow ces 6 mois étaient les meilleurs moments de ma vie. Je me suis faite beaucoup d’amis venant de différents pays du monde et j’ai pu aussi faire la connaissance de l’un de mes meilleurs amis Rodolfo Rangel. Bien entendu, j’ai eu beaucoup d’autres bons amis venant de différents pays tels que l&#8217;Allemagne, le Mexique, la Suisse, la France, le Japon, la Chine, le Venezuela, la Corée du Sud et bien d&#8217;autres encore. D&#8217;autre part j&#8217;ai été dans des classes avec des enseignants incroyables. Durant cette expérience je me suis faite beaucoup d&#8217;amis et j’ai amélioré à plus de 100% ma capacité d&#8217;écoute, ma façon de parler et d’écrire l’anglais et le meilleur dans ça est que je pouvais partager ces compétences avec tous mes nouveaux amis. </p>
<p>Maintenant, je suis de retour au Venezuela et tous mes nouveaux amis et enseignants de Vancouver me manquent. J’ai repris ma vie de tous les jours : je suis actuellement avec ma famille et mes amis mais je reste toujours avec cette petite étoile que Vancouver à mise dans mon cœur. Je pense toujours à mon passé et maintenant j&#8217;ai presque toutes les réponses aux questions que je me posais depuis longtemps.</p>
<p>La vie est si belle que parfois nous ne nous en rendons pas compte car ce bonheur est souvent masqué par la colère, la douleur et les situations qui nous poussent à prendre de mauvaises décisions  mais si vous voulez vraiment être une meilleure personne et avoir toutes les réponses que la vie peut vous donner, vous devez avoir une part de rêve en vous et les laisser s’épanouir. Je ne sais pas si cet article est ce que mon nouvel ami Thierry attend de moi mais j’ai donné le meilleur de moi et j’ai partagé avec tout le monde, une partie de ma vie. J’espère que cet article sera lu par mes professeurs, mes amis, mes amis de Vancouver, ma famille et que tous seront fier de moi.</p>
<p>Mon pays d’origine est le Venezuela mais au fond de mon cœur, j’ai le sentiment d’appartenir à l’Allemagne, la Suisse, la France, La Corée, la Chine, le Mexique et bien entendu, le Canada. Je vous aime tous et vous remercie pour votre aide et votre gentillesse à mon égard.</p>
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		<title>Témoignages &#8211; Mars 2008</title>
		<link>http://www.educationsf.org/2008/03/04/temoignages-mars-2008/</link>
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		<pubDate>Wed, 05 Mar 2008 05:45:13 +0000</pubDate>
		<dc:creator>EducationSF</dc:creator>
				<category><![CDATA[Témoignages]]></category>

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		<description><![CDATA[Pour un lendemain meilleur
Par German Silveira Accuosto
 Je suis né en 1972 à Montevideo. A un an je commençais déjà à donner les premiers coups de pied au ballon lorsqu’une dictature militaire s’installa dans mon pays, comme dans plusieurs autres pays du sud de l’Amérique.
Il faut dire que j’ai passé les 12  premières années [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><font size="3"><strong>Pour un lendemain meilleur</strong><br />
Par German Silveira Accuosto</font></p>
<p><img src="http://www.educationsf.org/images/temoignages/accuosto.jpg" alt="Germàn Silveira Accuosto" /> Je suis né en 1972 à Montevideo. A un an je commençais déjà à donner les premiers coups de pied au ballon lorsqu’une dictature militaire s’installa dans mon pays, comme dans plusieurs autres pays du sud de l’Amérique.<br />
Il faut dire que j’ai passé les 12  premières années de ma vie à jouer dans des conditions plus ou moins « répressives » et qui sait !  Si j’avais eu plus de liberté, peut être aurais-je pu arriver a faire les merveilles de Zizou…?  </p>
<p>Mes parents ont décidé alors de me donner la meilleure éducation possible. C’était le seul moyen de combattre l’obscurité de l’époque. Ils m’ont inscrit au Lycée Français de Montevideo, où j’ai suivi mes études primaires et secondaires. Sans doute ces années ont marqué toute ma vie et si je fais maintenant un master à l’université de Genève c’est grâce à cette décision prise par mes parents il y a plus de trente ans. Curieux.</p>
<p>Pendant les années de l’école primaire et les premières années de lycée je me rappelle d’un personnage sinistre (Monsieur Pereda) qui venait faire l’inspection des uniformes et des cheveux. Le jour où on annonçait sa visite on devait se comporter correctement en classe, avoir les cheveux courts et les souliers bien lustrés. On dit « se comporter militairement correct ». « Hoy viene Pereda » (Pereda arrive aujourd’hui) était le commentaire dans les couloirs et cela nous suffisait pour tout comprendre. Bien que Français, le Lycée n’était pas exempté de ces ridicules inspections.   </p>
<p>C’est aussi au Lycée Français que j’ai connu mes grands amis, avec lesquels je continue à jouer au foot et à manger des « asados » (de la « vrai » viande au barbecue). Ce sont eux les parents de mes filleuls et ils seront les parrains des mes futurs enfants. L’amitié occupe en Uruguay la place que la religion occupe dans d’autres pays du monde.</p>
<p>Apres les études de baccalauréat j’ai obtenu une Licence en Communication Sociale ce qui m’a donné la possibilité de travailler pendant presque 10 ans comme concepteur rédacteur dans différentes agences de publicité, toujours dans mon pays. Un jour j’ai pensé à mon futur dans une agence et je me suis dit : « tu dois recommencer à étudier ».<br />
Suite à cette décision (et  celle de mes parents il y a plus de trente ans) j’ai fait une demande de bourse et voici que je me retrouve en train de faire un Master en Communication à l’Université de Genève. Il y a quelques mois mon frère Federico et sa femme Veronica ont eu leur première fille, Josefina. Je suis vraiment très content car ma nièce va grandir et recevoir une éducation dans un pays qui  pays qui est maintenant libre.</p>
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		<title>Témoignages &#8211; Février 2008</title>
		<link>http://www.educationsf.org/2008/02/01/temoignages-fevrier-2008/</link>
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		<pubDate>Fri, 01 Feb 2008 23:18:16 +0000</pubDate>
		<dc:creator>EducationSF</dc:creator>
				<category><![CDATA[Témoignages]]></category>

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		<description><![CDATA[La Voie de la Sagesse
Par Jean-Baptiste Rebière
 Depuis petit, l’école m’ennuie…
Depuis petit, je ne sais pas ce que je veux faire dans la vie…
Depuis petit, je me pose des questions…
Depuis petit, je me sent a part…
Ces phrases ont résonne dans mon cerveau, depuis des années… A l’école, j’étais toujours assis au fond de la classe, [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><font size="3"><strong>La Voie de la Sagesse</strong><br />
Par Jean-Baptiste Rebière</font></p>
<p><img src="http://www.educationsf.org/images/temoignages/rebiere.jpg" alt="Jean-Baptiste Rebière" /> Depuis petit, l’école m’ennuie…<br />
Depuis petit, je ne sais pas ce que je veux faire dans la vie…<br />
Depuis petit, je me pose des questions…<br />
Depuis petit, je me sent a part…</p>
<p>Ces phrases ont résonne dans mon cerveau, depuis des années… A l’école, j’étais toujours assis au fond de la classe, jamais ou peu souvent j’écoutais les « instits » et les « profs », par contre j’étais toujours le premier a rêvasser, a penser a tout a fait autre chose qu’a cette sacrée leçon qui ne m’intéressait pas et a laquelle je ne trouvais aucune motivation.</p>
<p>Avec ma famille, c’était asse tendu, surtout que mes parents venaient de divorcer et que ça ne m’aide pas a trouver de solutions, plus les années passaient et plus je me renfermer, plus je m’écarter des mes copains et des cours qui m’apparaissaient comme une phase dans l’enfance obligatoire et sans attrait.</p>
<p>Ensuite, à l’age de l’adolescence, j’ai découvert les soirées avec les potes où généralement ont bois beaucoup et on s’amuse de façon, je dois le reconnaître maintenant, pas très intelligente mais a cet age « c’est le pied ».</p>
<p>Cette période a été assez longue pour moi, de 11 ans jusqu&#8217;à 17 ans, j’étais dans le flou le plus artistique qu’il soit.</p>
<p>A 17 ans, j’ai du commencer a travailler pendant les vacances pour pouvoir me pailler les soirées et j’ai découvert un autre univers, j’ai surtout découvert que sans expérience et sans diplôme je ne faisais que des petits boulots ingrats et pour moi sous paille.</p>
<p>Sacrée vie ! Mon enthousiasme de jeune était parti, et un changement commença à se produire, a partir de ce moment je me r’appelle que je me suis dit : « Plus jamais ça ».</p>
<p>A l’école, j’avais toujours des problèmes car je ne possédais pas les bases a j’avais redouble plus d’une fois, mais le contraste était telle entre ma jeunesse et les petits boulots, que j’ai essayé de redresse ma vie.<br />
J’a commence a choisir des études courtes et avec un système par alternance, pour ne pas subir tout les ans des études qui pour moi m’ennuyaient toujours.</p>
<p>Et a partir de ce moment une réelle surprise est arrivée, j’ai eu la chance de pouvoir rentrer dans une grosse entreprise en alternance et j’ai découvert que toute les études que je n’avais pas suivis étaient vraiment une grosse lacune, mais surtout je réalisais que l’école nous apprends a nous organiser et a évoluer dans ce « Sacre monde! ».</p>
<p>J’ai commence a suivre les courts et même a être intéresse par des matières, car je comprenais enfin leur signification et qu’ils pouvaient m’aider dans la vie de tout les jours.</p>
<p>Sur motive, j’ai obtenu un diplôme du premier cycle et je me suis lance a l’assaut d’une maîtrise de commerce, toujours avec un système par alternance.</p>
<p>L’entreprise qui m’avait pris pour ma maîtrise m’a engage en CDI et j’y ai passe de très bonne années et aujourd’hui j’ai fait un petit break de 4 mois dans ma vie pour apprendre l’anglais, je suis parti avec les économies de mon travail a Vancouver dans une école pour essayer d’apprendre cette langue et j’adore ça….</p>
<p>La vie est pleine de surprises, pour moi il était inconcevable de reprendre les études ou même d’obtenir une maîtrise et bien pourtant c’est ce qui c’est passe et j’en suis très heureux car la vie est tellement plus agréable que quand j’étais jeune…<br />
Les études a mon avis sont une des clés pour ouvrir certaines portes qui nous manquent ou bien que l’on n’ait jamais vu…</p>
<p>Maintenant, l’école m’intéresse, car pour moi elle enfin un but…<br />
Maintenant, je sais que quoi que je fasse je me donnerai a 100% pour progresser…<br />
Maintenant, je me pose toujours des questions, mais elles sont plus constructives…<br />
Maintenant, je me sens intègre et je croque la vie…</p>
]]></content:encoded>
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		<title>Témoignages &#8211; Novembre 2007</title>
		<link>http://www.educationsf.org/2007/11/01/temoignages-novembre-2007/</link>
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		<pubDate>Thu, 01 Nov 2007 23:16:14 +0000</pubDate>
		<dc:creator>EducationSF</dc:creator>
				<category><![CDATA[Témoignages]]></category>

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		<description><![CDATA[Les choses finissent toujours par s’arranger
Par Sabine Radde
 Je suis née en 1986 en Suisse où j’ai grandi avec ma sœur et mes parents dans une maison à la campagne. J’avais 6 ans lorsque j’ai commencé l’école primaire. Mes parents et spécialement mon père voulait que je prenne conscience de l’importance d’une bonne éducation dès [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><font size="3"><strong>Les choses finissent toujours par s’arranger</strong><br />
Par Sabine Radde</font></p>
<p><img src="http://www.educationsf.org/images/temoignages/sabine_radde.jpg" alt="Sabine Radde" /> Je suis née en 1986 en Suisse où j’ai grandi avec ma sœur et mes parents dans une maison à la campagne. J’avais 6 ans lorsque j’ai commencé l’école primaire. Mes parents et spécialement mon père voulait que je prenne conscience de l’importance d’une bonne éducation dès mon jeune âge. Mon père est né pendant la deuxième guerre mondiale en Allemagne et comme sa famille a perdu tout ce qu’elle avait, il a expérimenté la famine et le manque de presque tout. Il a gagné tout ce qu’il a aujourd’hui à travers son intelligence, une bonne instruction et la conviction d’avoir été bien éduqué. Je pense que cela est peut-être la raison – ou une des raisons- qui l’ont toujours poussé à mettre l’éducation à la première place.</p>
<p>En ce qui me concerne, il n’aurait pas même été nécessaire de me rappeler combien l’école était importante. J’étais intéressée par plein de choses et avide d’apprendre. J’ai toujours eu de bons résultats et exigeante envers moi-même. Je n’étais satisfaite que lorsque j’avais 6 sur 6 et je pouvais même pleurer lorsque j’avais 5 sur 6. J’aimais apprendre à lire et à écrire ; j’aimais les mathématiques et tout ce dont une personne a besoin dans sa vie de tous les jours. Mon futur était déjà tracé et je savais depuis toujours qu’un jour, j’irai à l’université.</p>
<p>Le système scolaire Suisse est très complexe avec différentes possibilités,  mais je voulais choisir ce qui était le mieux pour moi et ce que j’aimais. En plus, j’étais sportive, je jouais du violon et de la flûte et j’ai pris divers cours  dans des domaines différents. Quoi que j’entreprenne d’apprendre, j’y arrivais rapidement et aisément.</p>
<p>Bien que cela puisse sembler l’être, je ne pourrais pas dire que ma vie était plus facile que celle des enfants de mon âge. Ma famille était entrain de se décomposer lentement mais sûrement. Mes parents se disputaient de plus en plus souvent et ils ont finalement divorcé. Cela n’a pas été facile pour moi. J’étais toujours silencieuse, triste – malgré mon succès- et je n’avais pas très confiance en moi. Je réfléchissais constamment sur presque tout et je m’interrogeais beaucoup sur moi-même.</p>
<p>La Suisse est habituellement connue pour son niveau de vie élevé mais beaucoup de gens n’imaginent pas  que la pression pour se réaliser soit aussi forte. La qualité de vie en Suisse est très élevée mais c’est aussi l’un des pays avec le taux de suicide le plus haut du monde. Sans une bonne instruction, trouver un emploi est très difficile et garder celui qu’on a, l’est aussi et cela vous met constamment sous pression.</p>
<p>A la fin, mon désir d’apprendre s’est petit à petit estompé. A l’école, nous traitions des sujets qui me semblaient de plus en plus inintéressants et j’étais convaincue que cela ne me servirait plus jamais dans ma vie. Très souvent, j’apprenais des tonnes de choses que j’oubliais immédiatement après avoir passé les examens. C’est de cette manière que j’ai vite perdu mon intérêt pour apprendre et spécialement ma motivation.  Lorsque l’année fut  écoulée et que j’eus fini mon école secondaire, ma motivation était à zéro. C’est pourquoi j’étais contente de faire une pause avant d’aller à l’université et je partis à l’étranger pour une année. C’était quelque chose que j’avais toujours voulu faire dans ma vie.</p>
<p>Je savais avant de partir pour Vancouver en septembre 2006 que le meilleur était à venir ; et je ne fus pas déçue. Passer du temps à l’étranger n’est pas juste valorisant pour sa carrière professionnelle et la possibilité d’avoir une bonne position mais cela favorise aussi une ouverture d’esprit et la découverte de beaucoup de choses dont on n’était pas conscient avant.</p>
<p>Apprendre l’anglais et aller vivre dans un autre pays m’a donné une nouvelle motivation. Tout ce que j’ai appris durant mon année à l’étranger est quelque chose que je suis capable d’utiliser pour plus tard dans ma vie. A Vancouver, j’apprenais et découvrais chaque fois quelque chose de nouveau et chaque jour était spécial avec son lot de surprise.</p>
<p>Cette année m’a permis d’élargir mon horizon de plusieurs manières. J’ai rencontré beaucoup de personnes que je n’aurais jamais rencontrées si je n’étais pas allée à Vancouver puisqu’elles venaient de pays, de milieux et d’éducation totalement différents ou encore d’expérience de vie et d’âges différents. Tout ce qui nous reliait était l’intérêt que nous avions pour un autre pays, une autre culture et une autre langue que la nôtre. Toutes les différences n’avaient pas d’importance à Vancouver, car là-bas, nous étions tous des étrangers et nous parlions tous une langue qui n’était pas la nôtre ; nous étions tous égaux et c’est pour cela que nous étions tolérants envers toutes les différences. J’ai beaucoup apprécié et cela m’a rendue plus confiante en moi-même.</p>
<p>Aujourd’hui, je pense toujours autant, mais je me pose moins de questions. Je suis plus relaxe et je prends la vie du bon côté. J’ai appris que toute chose fini par avoir un sens et que tout fini par s’arranger.</p>
<p>Cela fait maintenant trois mois que je suis de retour en Suisse, mais je n’aimerai pas rester ici toute ma vie. Je vais recommencer mes études à l’école polytechnique de Zürich. Je me demande si c’est vraiment ce que je veux faire depuis que j’ai découvert  tous les choix que l’on pouvait avoir dans la vie et j’ai peur de reperdre ma motivation,  mais ces études m’ouvriront beaucoup de possibilités et me permettront de choisir de multiples directions. Quel sera mon choix ? Je ne le sais pas encore,  seul le futur nous le dira.</p>
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