Evènement – Juillet 2009

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Chomage: Le pire reste-t-il à venir?
Par Thierry Dime Bolla

Tout commence aux Etats-Unis avec l’effondrement du marché des crédits hypothécaires à risque qui a engendré la crise financière actuelle car les emprunteurs, souvent de conditions modestes, n’étaient plus capables de rembourser leurs dettes. Face à cette situation, cette dette a été transformée en titres financiers et émis sur le marché des capitaux.

Or, lorsque la crise s’est révélée, ces titres qui auparavant ont été achetés par des banques ont perdu leur valeur tout en entrainant au passage une crise de confiance des investisseurs : d’où la crispation générale des marchés. Peu à peu, le scénario d’une crise de solvabilité globale des banques s’est imposé et a permis la mise sur pied de gigantesques plans de sauvetage dans tous les pays afin de redresser l’économie.

Seulement, malgré le sommet du G20 en avril dernier et l’injection des capitaux pour rétablir la fluidité des échanges, on se rend compte que l’économie mondiale peine à se redresser car les pays essayent de s’en sortir en faisant bande à part. Ce qui est une énorme erreur car à cause de la globalisation, tout le système mondial est lié.

En attendant, l’économie réelle commence à ressentir fortement les effets de la crise. Les trois indicateurs clés du marché du travail ont évolué de manière négative : le chômage a augmenté, l’emploi a reculé, de même que la demande en main d’œuvre. En Suisse par exemple, le chômage a déjà atteint la barre de 3,5% tandis que le nombre d’entreprises ayant eu recours au chômage partiel a largement dépassé les 315 unités.

Cette nouvelle montée du chômage est de mauvais augure pour l’évolution de la consommation dans le pays et particulièrement à Genève car même si le chômage n’a pas augmenté aussi fortement qu’ailleurs (0,1 point de hausse à Genève), les intentions d’embauche présagent que le pire reste à venir. La situation est d’autant plus délicate pour Genève qui abrite un important secteur bancaire. Or, si Lehman Brothers, la cinquième banque d’affaires des Etats-Unis, a pu brutalement faire faillite, si la valeur de cette institution vieille de cent cinquante ans a pu s’évaporer en quelques semaines, alors, en théorie, aucune banque cotée en Bourse dans le monde ne peut s’estimer à l’abri.

Ceci devient d’autant plus inquiétant lorsque le directeur de la division du travail au SECO déclare qu’il estime à près de 200 000, le nombre de personnes qui seront à la recherche d’un emploi l’an prochain. Autant dire, que rien ne prédit un ralentissement de cette hausse puisque le volume des offres d’emploi ne cesse de baisser. Ce qui signifie que les milliers de chômeurs supplémentaires attendus en 2010, resteront encore un bout de temps à la recherche d’un emploi puisqu’il faudra plusieurs mois pour remonter la pente. Alors croisons les doigts et armons-nous de patience et de courage.

Thierry Dime Bolla

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