Evénement – Octobre 2008

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Thomas Deburggraeve

De la formation à l’emploi: Interview avec Thomas Deburggraeve, consultant
Par Thierry Dime Bolla

A la fin de leurs études ou de leur formation, les jeunes ont souvent une grande envie de rejoindre le monde du travail et de se confronter à la réalité de la vie. Ils se nourrissent de l’espoir de voir enfin se concrétiser leurs ambitions. Seulement, fort est de constater qu’une majorité d’entre eux se retrouvent souvent face à la dureté du marché du travail qui recherche des personnes qualifiées et dotées d’une bonne expérience professionnelle. Si hier encore, les entreprises engageaient leurs employés à peine sorti de leurs études universitaires ou de leur formation, il s’avère qu’aujourd’hui un diplôme seul n’est plus suffisant pour satisfaire l’appétit des recruteurs. Ceci tend à décourager certains jeunes qui s’interrogent souvent sur l’importance des études, car en suivant une formation professionnelle, ils auront plus de chance de décrocher un emploi
Pour mieux cerner l’ambigüité de la situation, la rédaction d’Education Sans Frontière est allée à la rencontre de Thomas Deburggraeve, consultant chez Interiman, qui est une des sociétés leader spécialisée pour le recrutement et le placement de personnel fixe ou temporaire en Suisse.

Merci Thomas de répondre à nos questions. Tout d’abord, c’est quoi le travail d’un consultant dans une agence de recrutement?

En tant que prestataire de services, notre travail est de répondre aux demandes de nos clients. Notre agence est spécialisée dans le recrutement de personnel tertiaire au sein des multinationales, ce qui va d’une réceptionniste à un directeur de département, en passant par des comptables et RH.
Le travail du consultant est d’essayer de trouver le candidat répondant le mieux aux attentes de nos clients le plus rapidement possible. Cela va du moment où on passe une annonce, on fait des entretiens et une sélection des meilleurs dossiers, à l’argumentation auprès du client ainsi que le breifing et debreifing d’entretien avec les candidats et clients. Sans oublier la partie administrative inhérente à chaque travail. Ce travail est très varié et enrichissant sur le plan humain.

Thomas Deburggraeve

Vu le sujet qui nous préoccupe, d’après vous, que veulent les employeurs de nos jours?

Ce que recherche avant tout les employeurs, se sont des personnes motivés, dynamiques et désireuses de travailler. Cependant le marché du travail est aujourd’hui de plus en plus concurrentiel. De part les accords bilatéraux et l’ouverture des frontières nous voyons arriver en Suisse de plus en plus de personnel qualifiés étranger, diplômés et parlant plusieurs langues. Partant de là la sélection est de plus en plus dure et les employeurs de plus en plus exigeants. Prenons le cas concret de notre agence et de nos mandats ouverts, si nous recevons le CV d’une personne ne parlant pas Anglais cela sera extrêmement difficile pour nous de l’aider à trouver un poste.

Si l’on prend le cas de Genève, pensez-vous que certains secteurs d’activité sont plus porteurs que d’autres. Si oui, lesquels.

Les secteurs d’activités les plus porteurs sur Genève sont variables selon les besoins et plusieurs paramètres. Je dirai que le secteur qui reste sur Genève le plus porteur est la finance mais le travail au sein des banques et institutions financières s’est vu ralentie avec les crises boursières et financières.

Nous voyons de plus en plus de sociétés ouvrir leurs sièges Européens ou succursales et filiales dans la région pour des raisons fiscales ce qui amène de plus en plus de travail sur le bassin lémanique.

Je dirai que les postes qui sont récurrents et qui aujourd’hui sont porteurs reste dans l’administration, finance et comptabilité.

Thomas Deburggraeve

Quels conseils pouvez-vous donnez aux jeunes en fin de formation qui sont à la recherche d’un emploi?

Le conseil majeur que je leur donnerai serait de partir à l’étranger pour apprendre et pratiquer leur l’Anglais qui n’est plus aujourd’hui un atout mais primordial. De plus cela reste une expérience de vie formidable que moi même j’ai réalisé et qui m’a permis de bien commencer ma carrière professionnelle.

Merci Thomas et à très bientôt.

Propos recueilli par Thierry Dime Bolla

PS : Cet article vous a plu, alors envoyez-nous vos réactions sur info@educationsf.org.
Si vous êtes à la recherche d’un emploi et souhaitez plus d’informations, veuillez consulter www.interiman.ch et prendre contact avec Thomas Deburggraeve qui se fera un plaisir de vous apporter son aide.

6 Comments for : Evénement – Octobre 2008
    • Melanie
    • octobre 5, 2008

    Bonjour,
    Cela fait un peu plus de 2 ans que je suis au chômage et j’ai plus de 50 ans. Je me rends compte qu’il est très difficile pour ceux et celles qui ont cette tranche d’âge de travailler. Bien sûr, vous nous conseiller d’apprendre l’anglais, mais à mon âge, ne croyez-vous pas qu’un employeur préférerait engager un (e) jeune qu’une personne comme moi ?
    Mélanie

  1. Bonjour,
    Bien sur que le conseil de partir à l’étranger ou de pratiquer les langues ne sera pas de la même utilité et ce conseil était plus destiné à des jeunes débutant leur carrière professionnelle.
    En ce qui concerne votre propre cas, c’est vrai qu’aujourd’hui les personnes passés 50 ans sont considérés comme senior et leur chance de trouver un emploi se restreint de part la dureté et concurrence du marché.
    Cependant à chaque faiblesse sa force, car les années d’expérience seront un atout et devront être mise en avant lors d’entretien.
    En effet aujourd’hui ce qui est recherché ce sont des personnes opérationnelles de suite car il n’y a plus de temps pour la formation donc cela reste un atout majeur pour les employeurs.
    De plus à cet age là sauf miracle, il n’y a plus de risque de congé maternité.
    Cela peut être quelques arguments afin de préparer ses entretiens et mieux vendre son âge.
    J’espère que cette réponse pourra vous aider
    Meilleurs Messages
    Thomas

    • Fabienne
    • octobre 12, 2008

    Cher Thomas,
    Je poursuis actuellement mes études de management à l’IFM mais j’ai récemment vu une émissions à la télévision qui m’a laissée perplexe car le reportage parlait de la crise financière actuelle et son impact futur concernant les recrutements dans le monde de la finance: les banques sont plus portés à faire des économies en évitant soit de recruter davantage de personnels, soit en licenciant. J’aimerais savoir si vous ressentez, au niveau de votre agence, cette réticence ou une certaines baisse des offres comparées aux années antérieures. Fabi.

  2. Bonjour Fabi,
    La crise commence en effet à se faire sentir et surtout au niveau du recrutement au sein d’institutions financières.
    Malgré tout, les besoins en personnels sont toujours présents mais évoluent et s’adaptent au marché.
    En effet, nous voyons qu’actuellement la tendance est aux postes temporaires, ce qui permet au entreprises touchées pas la crise de limiter les coûts engendrés par un employé (car à la charge des agences de placement) et la flexibilité pour arrêter ou prolonger une mission selon leurs besoins et l’évolution des marchés.
    Pour le moment notre agence étant spécialisée en multinationale nous ne sentons pas encore de différence mais je pense qu’a terme cela se sentira…d’où l’importance de garder des relations privilégiées avec des compagnies qui nous font confiance depuis longtemps même durant leurs périodes de crises car le jour ou la roue tourne et qu’elles vont mieux nous sommes là pour elle et c’est ce qui se passe aujourd’hui pour nous.
    Il faut continuer à garder sa pro activité et sa motivation et ne pas se laisser entrainer dans une spirale négative qui en cette période difficile serait synonyme d’échec.

    • Stephane
    • octobre 15, 2008

    Nous savons tous que sur Genève, le seul truc qui compte c’est le piston. Si vous n’avez personne qui vous pistonne, vous êtes bien pour l’hospice général. Alors cessez de nous faire croire que c’est en apprenant l’anglais que les personnes vont être embauchées. Les pauvres resteront pauvres et les riches toujours riches.

    • Selma
    • janvier 27, 2009

    bjr Thomas
    ma demande est un peu speciale
    je veux l e mail de Fabienne pcq je veux poursuivre mes
    etudes à l’IFM de geneve et je voulais en savoir plus
    puisqu elle y poursuie ses etudes
    Merci

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