Evénements – Décembre 2007

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Noël 2007

Que la lumière soit dans nos coeur
(Par Thierry Dime Bolla)

Voici venu le mois de décembre, voici venu les fêtes de Noël ; voici venu le temps d’allumer nos lampions, voici venu le temps d’illuminer les façades de nos maisons. Le mois de décembre, tout comme la vie en générale, est rythmé de paradoxes : tristesse et joie ; solitude et retrouvaille. Certains le redoutent car il fait place à une nouvelle année, à un âge en plus ; d’autres par contre, l’attendent avec impatience car la venue du Père Noël va de paire avec l’arrivée des cadeaux. D’un côte les enfants jubilent, de l’autre les adultes font le point et dans les villes, les cités se parent de leurs plus beaux atours et les rues richement décorées brillent de mille feux et de mille couleurs.

Seulement, les fêtes de Noël ne sont pas vécues de la même façon de part le monde car chacun à ses traditions. Si à l’origine Noël est un événement qui commémore la naissance de Jésus, aujourd’hui les festivités liées à cette fête prennent progressivement un caractère profane et familial et sont de plus en plus déconnectées de l’interprétation religieuse. Qu’importe le contenu qu’on lui donne, le plus important est qu’au cœur des hommes, s’illumine toujours cette lumière et que jamais, la magie Noël ne cesse d’opérer. Laissez-vous également séduire durant ce temps et partez à la rencontre du Père Noël. Bonnes fêtes.

Je vous laisse savourer le récit du poème de Clément Clarke Moore. La tradition veut qu’on lise ce poème à haute voix afin que tous puissent en partager la joie et l’émotion.

«La nuit avant Noël» de Clément Clarke Moore

C’était la nuit de Noël, un peu avant minuit,
A l’heure où tout est calme, même les souris.

On avait pendu nos bas devant la cheminée,
Pour que le Père Noël les trouve dès son arrivée.

Blottis bien au chaud dans leurs petits lits,
Les enfants sages s’étaient déjà endormis.

Maman et moi, dans nos chemises de nuit,
Venions à peine de souffler la bougie,

Quand au dehors, un bruit de clochettes,
Me fit sortir d’un coup de sous ma couette.

Filant comme une flèche vers la fenêtre,
Je scrutais tout là haut le ciel étoilé.

Au dessus de la neige, la lune étincelante,
Illuminait la nuit comme si c’était le jour.

Je n’en crus pas mes yeux quand apparut au loin,
Un traîneau et huit rennes pas plus gros que le poing,

Dirigés par un petit personnage enjoué :
C’était le Père Noël je le savais.

Ses coursiers volaient comme s’ils avaient des ailes.
Et lui chantait, afin de les encourager :
 » Allez Tornade !, Allez Danseur ! Allez, Furie et Fringuant !
En avant Comète et Cupidon ! Allez Eclair et Tonnerre !
Tout droit vers ce porche, tout droit vers ce mur !
Au galop au galop mes amis ! au triple galop !  »

Pareils aux feuilles mortes, emportées par le vent,
Qui montent vers le ciel pour franchir les obstacles,
Les coursiers s’envolèrent, jusqu’au dessus de ma tête,
Avec le traîneau, les jouets et même le Père Noël.

Peu après j’entendis résonner sur le toit
Le piétinement fougueux de leurs petits sabots.

Une fois la fenêtre refermée, je me retournais,
Juste quand le Père Noël sortait de la cheminée.

Son habit de fourrure, ses bottes et son bonnet,
Etaient un peu salis par la cendre et la suie.

Jeté sur son épaule, un sac plein de jouets,
Lui donnait l’air d’un bien curieux marchand.

Il avait des joues roses, des fossettes charmantes,
Un nez comme une cerise et des yeux pétillants,

Une petite bouche qui souriait tout le temps,
Et une très grande barbe d’un blanc vraiment immaculé.

De sa pipe allumée coincée entre ses dents,
Montaient en tourbillons des volutes de fumée.

Il avait le visage épanoui, et son ventre tout rond
Sautait quand il riait, comme un petit ballon.

Il était si dodu, si joufflu, cet espiègle lutin,
Que je me mis malgré moi à rire derrière ma main.

Mais d’un clin d’oeil et d’un signe de la tête,
Il me fit comprendre que je ne risquais rien.

Puis sans dire un mot, car il était pressé,
Se hâta de remplir les bas, jusqu’au dernier,
Et me salua d’un doigt posé sur l’aile du nez,
Avant de disparaître dans la cheminée.

Je l’entendis ensuite siffler son bel équipage.

Ensemble ils s’envolèrent comme une plume au vent.

Avant de disparaître le Père Noël cria :
« Joyeux Noël à tous et à tous une bonne nuit »

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