Témoignages – Février 2007

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Aller au bout de son rêve
Par Aline Tang

Aline Tang Je me souviens que lorsque nous étions petits, maman avait l’habitude de nous demander ce que nous voulions faire lorsque nous serions grands. A chaque fois je faisais la même réponse: « médecin ou infirmière ». Il faut avouer qu’à cet âge je n’avais pas la notion de ce que soigner, voulait dire, mais cela venait de mon fort intérieur. A l’adolescence ce désir prit une autre tournure, car après la fin de mon secondaire j’ai opté pour de petites formations de gauche à droite comme la coiffure, aide-comptable, apprentissage de l’informatique etc. Malgré mon dévouement et mon courage dans ce que j’entreprenais, mon instinct me rappelait sans cesse à l’ordre, ma vocation était bien celle de prendre soin des personnes malades ou qui avaient besoin d’aide. C’est ainsi qu’une fois arrivée en Europe, j’ai passé et réussi un examen au jury central de la communauté française (car mon diplôme n’avait pas d’équivalence), ce qui m’a permis d’accéder aux études d’infirmière

La première année fut une période de découvertes et de contraintes, ce qui n’est pas valorisant, mais surtout de remise en questions. Tout ceci m’a conduite à me poser la question à savoir si j’étais vraiment faite pour être infirmière. Le destin s’est chargé d’y répondre, car l’année où j’ai arrêté mes études, je me suis engagée à garder et à accompagner ma grand-mère qui était en fin de vie. En effet je suis beaucoup plus sensible face aux personnes âgées, qui sont les moins valides, et qui nécessitent beaucoup d’aide. Mais ce qui a été et est toujours le plus difficile pour moi, c’est la toilette mortuaire. Je n’aurais jamais, imaginé pouvoir la faire, et pourtant, cela fait partie du rôle des infirmières. Malgré tout, je n’ai pas baissé les bras, bien au contraire car je souhaite même me spécialiser lorsque j’aurai mon diplôme, ce qui va me valoir quelques années d’études en plus.

Je pense donc que l’instinct a souvent une part importante dans notre vie et nous devons en tenir compte, car le destin ressurgit quoique l’on fasse. Je conseille aux jeunes gens de ne jamais se décourager, quelque soit le métier qu’on exerce n’oublions pas le vieux proverbe qui dit « sois le meilleur qui que tu soies »

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